Les murmures de l’harmattan

L’auteur de Les Murmures de l’harmattan reproduit la vie dans un certain ordre harmonique enveloppée de rêves soigneusement triés et équilibrés. Observateur attentif de sa société dont il décrit avec une attachante passion les grands mouvements qui donnent à l’existence une réelle densité, Emmanuel Matateyou dans ce cocktail de poèmes exquis promène le lecteur à travers la société africaine où l’Harmattan, ce vent d’Est, détruit en balayant à son passage les laideurs, les vicissitudes et les déchirements pour laisser la place à une quête enivrante du nouveau. Dans le flux de ces mots et dans la trame de ces images, on vit le rêve, les fantasmes et les utopies de cet amoureux de la vie qui sont traduits à travers des correspondances révélatrices d’une poétique de l’enracinement, de la passion et de l’espoir.

The author of Harmattan Whispers reproduces life in such a harmonic order enveloped with dreams carefully filtered and balanced. As a keen observer of his society, he describes with passionate fervour movements that give existence its density. Emmanuel Matateyou in this poetic cocktail of his takes the reader through an African society where Harmattan, this North East trade wind, destroys as it sweeps along the ugly, the vicissitudes and the shredded pieces of life to leave place to a new kind of drunken quest. In the flux of his words and imagery, he gives life to dreams, fantasies and the Utopian visions of this lover of life, all of which are brought to the limelight through poetically revealing correspondences all rooted in passion and hope.

Les Murmures de l’harmattan (poésie)

Bamenda : Langaa RPCIG, 2010

ISBN 078-9956-616-02-8

www.langaa-rpcig.net

www.africanbookscollective.com

 

 

Les murmures de l'harmattan

Les murmures de l

 

Une réponse à to “Les murmures de l’harmattan”

  • Je vous livre mes premières impressions.

    Ce fut une dégustation de grande émotion, d’un style plein de mouvement chantonnant dans la pure tradition littéraire africaine. De la sagesse de Kagemni, 3000 ans avant J.C. dans l’Afrique pharaonique, à la mélopée de Maneng, “Les murmures de l’harmattan” va au delà d’une promenade à travers la société africaine d’aujourd’hui. Ce melting pot poétique nous renvoi en plein visage cette société en perpétuelle mouvement et en créativité permanente. Dans le final, la pensée morale africaine après avoir braver le temps et l’histoire se dresse devant nous, nous enracine encore plus dans la tradition rénovée et nous offre un accès direct à l’afrique d’hier. Voilà.

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Proverbes africains

La honte tue souvent plus vite que la maladie et l’épée.

Un vieux, même assis voit mieux et loin qu’un jeune debout.

Un baobab ne tombe point sans entraîner dans son sillage des collatéraux.

Si le chien aboie, ce n’est pas parce qu’il est fort, mais parce qu’il a peur.

Quand tu sais que ton voisin est voleur, confie lui tes économies. Tu seras à l’abri.

Le vendeur de chien dit toujours que son chien chasse tout, même l’épervier et la mouche.

Si un jour tu trouves un orphelin dodu sache que la cuisine de ses tuteurs était mauvaise.

Si tu fends la kola dans la poche tu enterreras seul ta mère.

Un bébé qui ne pèse pas lourd trouve toujours quelqu’un pour le porter.

Le rat palmiste ne raconte pas les ténèbres.

Celui qui a tué la perdrix se couche avec la perdrix.

On dépèce le varan au sommet de la colline.

On ne choisit pas la semence dans le grenier d’autrui.

La petite marmite qui va d’étagère en étagère ne tarde pas à se casser.

On ne cache pas sa nudité lorsqu’on accouche.

C’est l’eau qui lave le poisson qui le prépare finalement.

Que les buffles forment leur groupe et les éléphants le leur.

Le pardon est allé prendre l’éléphant au fond du fleuve.

Quand la pluie retourne chez elle, elle insulte l’anus de sa mère.

La parole court plus vite que la lance.
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