Moundi et la colline magique

Il était une fois au royaume Bamoun dans le village de Mantoum un homme modeste et droit qui s’appelait Fochivé. Il était marié à une jeune femme très belle qui lui donna un fils. Ils le nommèrent Moundi.    Moundi apprit à chasser avec son père et devint un très bon chasseur. Il apprit à travailler la terre avec sa mère et devint un bon cultivateur. Moundi réussissait tout ce qu’il entreprenait.   Lorsque Moundi eut dix ans, son père atteint d’une grave maladie mourut. Sa mère mourut aussi quelque temps plus tard.   Que deviendra Moundi dans ce village où tout le monde le méprise et refuse de l’aider ?

______________________________________________________

Once upon a time, there was modest and an upright man called Fochivé in the village of Mantoum of the Bamoun Kingdom. He was married to a very beautiful young lady who gave birth to their son. They called the boy Moundi. Moundi learnt hunting from his father and became a very good hunter. He learnt farming from his mother and became a very good farmer. Moundi succeeded in all his undertakings. When Moundi turned 10 years old, his father fell seriously sick and died. His mother died shortly after. What would become of Moundi in this village where everybody disdained and refused to help him?

Moundi et la colline magique (conte)

Paris : L’Harmattan, 2010

www.editions-harmattan.fr


Couverture du livre Moundi et la colline magique

 

 

 

 

Il était une fois au royaume Bamoun dans le village de Mantoum un homme modeste et droit qui s’appelait Fochivé. Il était marié à une jeune femme très belle qui lui donna un fils. Ils le nommèrent Moundi.
Moundi apprit à chasser avec son père et devint un très bon chasseur. Il apprit à travailler la terre avec sa mère et devint un bon cultivateur. Moundi réussissait tout ce qu’il entreprenait.
Lorsque Moundi eut dix ans, son père atteint d’une grave maladie mourut. Sa mère mourut quelque temps plus tard.
Que deviendra Moundi dans ce village où tout le monde le méprise et refuse de l’aider ?

Il était une fois au royaume Bamoun dans le village de Mantoum un homme modeste et droit qui s’appelait Fochivé. Il était marié à une jeune femme très belle qui lui donna un fils. Ils le nommèrent Moundi.    Moundi apprit à chasser avec son père et devint un très bon chasseur. Il apprit à travailler la terre avec sa mère et devint un bon cultivateur. Moundi réussissait tout ce qu’il entreprenait.   Lorsque Moundi eut dix ans, son père atteint d’une grave maladie mourut. Sa mère mourut quelque temps plus tard.   Que deviendra Moundi dans ce village où tout le monde le méprise et refuse de l’aider ?

Extrait

« Moundi traversa deux marigots, puis s‘enfonça dans la forêt. Il arriva dans une clairière et découvrit une bande de singes qui tenaient leur assemblée annuelle pour désigner leur chef. Furieux  par l’irruption d’un humain sur leur territoire, les singes se jetèrent  sur Moundi, enroulèrent leur queue autour de lui et le ligotèrent à un arbre. Ils s’emparèrent de ses champignons et les mangèrent.

Moundi terrorisé mais courageux chanta :

Payez moi mes champignons

Mes champignons qui m’ont été donnés

Par la colline magique

La colline magique qui a pris mon huile

Mon huile qui m’a été donnée

Par celles qui travaillaient près du ruisseau

Qui ont pris mes vers blancs

Mes vers blancs qui m’ont été donnés

Par des chasseurs de vers

Qui ont pris mes patates douces

Mes patates douces qui m’ont été données

Par les sarcleuses

Les sarcleuses qui ont pris ma machette

La machette qui venait de chez ma tante

Ma maison est sans père ni mère

Les singes se concertèrent et décidèrent de le relâcher en lui donnant quelque chose en échange de ses champignons. Ce garçon était courageux et avait une belle voix. »

Laisser un commentaire


− 2 = trois

Proverbes africains

La honte tue souvent plus vite que la maladie et l’épée.

Un vieux, même assis voit mieux et loin qu’un jeune debout.

Un baobab ne tombe point sans entraîner dans son sillage des collatéraux.

Si le chien aboie, ce n’est pas parce qu’il est fort, mais parce qu’il a peur.

Quand tu sais que ton voisin est voleur, confie lui tes économies. Tu seras à l’abri.

Le vendeur de chien dit toujours que son chien chasse tout, même l’épervier et la mouche.

Si un jour tu trouves un orphelin dodu sache que la cuisine de ses tuteurs était mauvaise.

Si tu fends la kola dans la poche tu enterreras seul ta mère.

Un bébé qui ne pèse pas lourd trouve toujours quelqu’un pour le porter.

Le rat palmiste ne raconte pas les ténèbres.

Celui qui a tué la perdrix se couche avec la perdrix.

On dépèce le varan au sommet de la colline.

On ne choisit pas la semence dans le grenier d’autrui.

La petite marmite qui va d’étagère en étagère ne tarde pas à se casser.

On ne cache pas sa nudité lorsqu’on accouche.

C’est l’eau qui lave le poisson qui le prépare finalement.

Que les buffles forment leur groupe et les éléphants le leur.

Le pardon est allé prendre l’éléphant au fond du fleuve.

Quand la pluie retourne chez elle, elle insulte l’anus de sa mère.

La parole court plus vite que la lance.
Mots clés