Sociétés secrètes et littératures au Cameroun

Cette étude passe au laminoir d’une critique froide les textes émanant des différentes associations traditionnelles qui sont au Cameroun réservées aux seuls initiés. Au cours des cérémonies d’adoration et d’adorcisation, ils essaient de rétablir l’équilibre rompu à la suite du non respect d’un interdit. L’auteur fait ressortir, dans ce livre, l’importance de la parole dans la poésie orale chez les Bamoun et aussi dans la littérature écrite au Cameroun. Grâce à une méthode qui s’appuie sur les données socio-anthropologiques africaines, l’auteur lève un pan de voile sur les sociétés secrètes, véritables sources de valeurs des civilisations africaines.

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This study undertakes a thorough, cold critique of the texts that emanate from diverse traditional societies which are restricted only to the initiated in Cameroon. During adoration and initiation ceremonies, the initiated endeavour to restore normalcy following the disruption caused by the failure to respect a prohibition. In this book, the author highlights the importance of speech in oral poetry among the Bamoum people and also in written Literature in Cameroon. Resorting to a method based on socio-anthropological African data, the author sheds light on secret societies, true sources of the values of African civilizations.

 

Sociétés secrètes et littératures au Cameroun. Contribution à une lecture anthropocritique de la poésie orale bamoun. (essai)

Sarrebruck : Editions universitaires européennes, 2011

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ISBN 978-613-1-53567-3

www.editions-ue.com

 

Cette étude passe au laminoir d’une critique froide les textes émanant des différentes associations traditionnelles qui sont au Cameroun réservées aux seuls initiés. Au cours des cérémonies d’adoration et d’adorcisation, ils essaient de rétablir l’équilibre rompue à la suite du non respect d’un interdit. Ce faisant l’individu redevient le protégé de la divinité, des esprits et des ancêtres. Les relations étant renouées, il peut s’adresser désormais à ses protecteurs avec la certitude d’être écouté à travers des paroles consacrées dans des espaces de convivialités entre les vivants et les morts, haut lieu de la célébration de la spiritualité africaine.

L’auteur fait ressortir, dans ce livre, l’importance de la parole dans la poésie orale chez les Bamoun et aussi dans la littérature écrite au Cameroun.Elle pénètre tout, se trouve en tout, règne partout et multiplie ses modes d’intervention dans l’existence humaine. Grâce à une méthode qui s’appuie sur les données socio-anthroplogiques africaines, l’auteur lève un pan de voile sur les sociétés secrètes, véritables sources de valeurs des civilisations africaines.

Source : thebookedition.com

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Proverbes africains

La honte tue souvent plus vite que la maladie et l’épée.

Un vieux, même assis voit mieux et loin qu’un jeune debout.

Un baobab ne tombe point sans entraîner dans son sillage des collatéraux.

Si le chien aboie, ce n’est pas parce qu’il est fort, mais parce qu’il a peur.

Quand tu sais que ton voisin est voleur, confie lui tes économies. Tu seras à l’abri.

Le vendeur de chien dit toujours que son chien chasse tout, même l’épervier et la mouche.

Si un jour tu trouves un orphelin dodu sache que la cuisine de ses tuteurs était mauvaise.

Si tu fends la kola dans la poche tu enterreras seul ta mère.

Un bébé qui ne pèse pas lourd trouve toujours quelqu’un pour le porter.

Le rat palmiste ne raconte pas les ténèbres.

Celui qui a tué la perdrix se couche avec la perdrix.

On dépèce le varan au sommet de la colline.

On ne choisit pas la semence dans le grenier d’autrui.

La petite marmite qui va d’étagère en étagère ne tarde pas à se casser.

On ne cache pas sa nudité lorsqu’on accouche.

C’est l’eau qui lave le poisson qui le prépare finalement.

Que les buffles forment leur groupe et les éléphants le leur.

Le pardon est allé prendre l’éléphant au fond du fleuve.

Quand la pluie retourne chez elle, elle insulte l’anus de sa mère.

La parole court plus vite que la lance.
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