Ce qui tue l’homme, c’est ce qui sort de sa bouche

L’auteur dans ce livre nous plonge dans la fraîcheur de l’imaginaire enfantin, un monde où les animaux cohabitent avec les hommes. Bercé par une culture orale africaine venue du fond des âges, Emmanuel Matateyou, en véritable passeur de savoirs, déroule avec une tendresse émouvante les récits traditionnels africains où la poésie et les chants accompagnent les hommes dans leur vie quotidienne. Dans une langue simple et un style fluide, ce livre plein d’entrain et de charme captive le lecteur par les illustrations délicieuses et sympathiques qui reprennent  les scènes de la vie africaine décrites et restituées avec humour et fantaisie. Ces contes sont parfois drôles, parfois violentes, mais toujours pleins de chaleur et de vie.

In this book, the author immerses us in the freshness of children’s imagination-a world in which animals live side-by-side with human beings. Soothed by an oral African culture that proceeds from the depth of ages, Emmanuel Matateyou, as a true transmitter of knowledge, relates with moving tenderness traditional African narratives in which poetry and songs accompany the people in their everyday life. In simple language and a fluid style, this book, which is full of liveliness and charm, captivates the reader with its appealing and poignant illustrations which depict the scenes of African villages which are described with humor and fantasy. These tales are sometimes funny, sometimes violent, but always full of warmth and of life.

Ce qui tue l’homme, c’est ce qui sort de sa bouche (conte)

Bamenda : Langaa RPCIG, 2012

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ISBN 9789956727520

www.langaa-rpcig.net

www.africanbookscollective.com

 

 

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Proverbes africains

La honte tue souvent plus vite que la maladie et l’épée.

Un vieux, même assis voit mieux et loin qu’un jeune debout.

Un baobab ne tombe point sans entraîner dans son sillage des collatéraux.

Si le chien aboie, ce n’est pas parce qu’il est fort, mais parce qu’il a peur.

Quand tu sais que ton voisin est voleur, confie lui tes économies. Tu seras à l’abri.

Le vendeur de chien dit toujours que son chien chasse tout, même l’épervier et la mouche.

Si un jour tu trouves un orphelin dodu sache que la cuisine de ses tuteurs était mauvaise.

Si tu fends la kola dans la poche tu enterreras seul ta mère.

Un bébé qui ne pèse pas lourd trouve toujours quelqu’un pour le porter.

Le rat palmiste ne raconte pas les ténèbres.

Celui qui a tué la perdrix se couche avec la perdrix.

On dépèce le varan au sommet de la colline.

On ne choisit pas la semence dans le grenier d’autrui.

La petite marmite qui va d’étagère en étagère ne tarde pas à se casser.

On ne cache pas sa nudité lorsqu’on accouche.

C’est l’eau qui lave le poisson qui le prépare finalement.

Que les buffles forment leur groupe et les éléphants le leur.

Le pardon est allé prendre l’éléphant au fond du fleuve.

Quand la pluie retourne chez elle, elle insulte l’anus de sa mère.

La parole court plus vite que la lance.
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