Madiba et le vieux lion

Dans un style vif , l’auteur fait revisiter la vie de turbulence de Nelson Mandela qui est intimement appelé Madiba. La passerelle subtilement construite entre le Maghreb, l’Afrique noire et l’Afrique du sud permet aux jeunes lecteurs de découvrir le bestiaire et la faune qui meublent les merveilleux récits africains où le dire et le délire se donnent rendez-vous.

Comme dans les veillées africaines où le réel côtoie le fantastique dans les récits qui sont dits avec adresse, l’auteur plonge le lecteur dans l’univers merveilleux des contes à travers la fabuleuse histoire de Mandela. La savoureuse légende de Madiba est égrenée au fil des pages qui accrochent d’emblée le lecteur tant elles sont éclatantes de vie. Avec une subtile feinte, l’auteur rapproche l’Afrique du Sud et l’Afrique du Nord en passant par l’Afrique au Sud du Sahara avec son bestiaire et sa flore luxuriante.

In a vivid style, the author revisits the turbulent life of Nelson Mandela who is intimately called Madiba.  The subtle bridge built to link North Africa, Subsaharan-Africa and South Africa  enables the young reader to discover the bestiairy and the fauna characteristic of wonderful African tales that combine story-telling and ecstasy.

 

Madiba et le vieux lion (conte)

Yaounde : Editions

Tropiques, 2012

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ISBN 9956-10-026-9

www.afrilivres.com


 

Une réponse à to “Madiba et le vieux lion”

  • Jean-Pierrel Ondoua:

    Emmanuel Matateyou a une fois de plus prouver qu’il était le meilleur conteur camerounais…

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Proverbes africains

La honte tue souvent plus vite que la maladie et l’épée.

Un vieux, même assis voit mieux et loin qu’un jeune debout.

Un baobab ne tombe point sans entraîner dans son sillage des collatéraux.

Si le chien aboie, ce n’est pas parce qu’il est fort, mais parce qu’il a peur.

Quand tu sais que ton voisin est voleur, confie lui tes économies. Tu seras à l’abri.

Le vendeur de chien dit toujours que son chien chasse tout, même l’épervier et la mouche.

Si un jour tu trouves un orphelin dodu sache que la cuisine de ses tuteurs était mauvaise.

Si tu fends la kola dans la poche tu enterreras seul ta mère.

Un bébé qui ne pèse pas lourd trouve toujours quelqu’un pour le porter.

Le rat palmiste ne raconte pas les ténèbres.

Celui qui a tué la perdrix se couche avec la perdrix.

On dépèce le varan au sommet de la colline.

On ne choisit pas la semence dans le grenier d’autrui.

La petite marmite qui va d’étagère en étagère ne tarde pas à se casser.

On ne cache pas sa nudité lorsqu’on accouche.

C’est l’eau qui lave le poisson qui le prépare finalement.

Que les buffles forment leur groupe et les éléphants le leur.

Le pardon est allé prendre l’éléphant au fond du fleuve.

Quand la pluie retourne chez elle, elle insulte l’anus de sa mère.

La parole court plus vite que la lance.
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