La mer des roseaux

Date de parution : 15 janvier 2014 ISBN : 9791090147096 Format 13×20 cm

La mer des roseaux est un voyage dans la société africaine des années 2010. L’auteur embrasse l’ensemble du continent au travers de multiples situations de vie quotidienne, mettant en scène plusieurs personnages dans des lieux géographiques différents. On retrouve en toile de fond, quelques grands thèmes ayant trait d’une part à la condamnation du tribalisme et d’autre part, à la défense de la culture africaine face aux mutations induites par les nouvelles technologies de communication.

 

La mer des roseauxAvec son style simple, l’auteur fait découvrir au fil des pages, les merveilleux espaces de convivialités africaines où le dire et le délire se côtoient dans une parfaite harmonie.
Emmanuel MATATEYOU est enseignant, critique littéraire et écrivain. Il a fait des études à l’Universités de Yaoundé(Cameroun), à l’Université de Paris-Sorbonne (Paris IV, France) et à l’Université de Savoie (Chambéry, France). Il est titulaire d’une Habilitation à diriger des recherches (HDR) en littératures. Il est auteur de plusieurs romans et ouvrages sur la littérature et les langues africaines : « La Princesse de Massangam », « Parlons bamoun », « Comment enseigner la littérature orale africaine? » et « Madiba et le vieux lion ». Il est actuellement Maître de conférences des universités camerounaises et directeur adjoint de l’École normale supérieure de Yaoundé.

Source : www.tehameditions.com

 

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Proverbes africains

La honte tue souvent plus vite que la maladie et l’épée.

Un vieux, même assis voit mieux et loin qu’un jeune debout.

Un baobab ne tombe point sans entraîner dans son sillage des collatéraux.

Si le chien aboie, ce n’est pas parce qu’il est fort, mais parce qu’il a peur.

Quand tu sais que ton voisin est voleur, confie lui tes économies. Tu seras à l’abri.

Le vendeur de chien dit toujours que son chien chasse tout, même l’épervier et la mouche.

Si un jour tu trouves un orphelin dodu sache que la cuisine de ses tuteurs était mauvaise.

Si tu fends la kola dans la poche tu enterreras seul ta mère.

Un bébé qui ne pèse pas lourd trouve toujours quelqu’un pour le porter.

Le rat palmiste ne raconte pas les ténèbres.

Celui qui a tué la perdrix se couche avec la perdrix.

On dépèce le varan au sommet de la colline.

On ne choisit pas la semence dans le grenier d’autrui.

La petite marmite qui va d’étagère en étagère ne tarde pas à se casser.

On ne cache pas sa nudité lorsqu’on accouche.

C’est l’eau qui lave le poisson qui le prépare finalement.

Que les buffles forment leur groupe et les éléphants le leur.

Le pardon est allé prendre l’éléphant au fond du fleuve.

Quand la pluie retourne chez elle, elle insulte l’anus de sa mère.

La parole court plus vite que la lance.
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