Archive pour la catégorie ‘Mes livres’

COMMENT ENSEIGNER LA LITTÉRATURE ORALE AFRICAINE ?

COMMENT ENSEIGNER LA LITTÉRATURE ORALE AFRICAINE ?

Emmanuel Matateyou
Préface de Gabriel Kuitche Fonkou
Harmattan Cameroun

Comment les textes de la littérature orale africaine doivent-ils être enseignés aujourd’hui pour répondre à leur vocation formatrice dans le monde moderne ? Aujourd’hui, en Afrique, il y a un divorce manifeste entre les élites acculturées et les masses enracinées à des degrés divers dans leurs cultures traditionnelles. Comment, dans ces conditions, créer la continuité avec le passé et inventer le dépassement ?

 

 

“J’ai été  sensible à la pensée qui y circule, aisément, entre des mots dont l’admirable forme épice la lecture. Une écriture profondément imprégnée de la littérature africaine corrélée à votre longue carrière administrative et pédagogique y séduit.”

Pr. Jacques Fame Ndongo

14 Décembre 2011

Photos du salon du livre de Genève 2011

Le Salon international du livre et de la presse de Genève est le plus grand rassemblement culturel et didactique organisé chaque année en Suisse depuis 1987.

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Sociétés secrètes et littératures au Cameroun

Titre Intégral : Sociétés secrètes et littératures au Cameroun
Sous-titre : Contribution à une lecture anthropocritique de la poésie orale bamoun

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Le prince Moussa et la grenouille

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Moundi et la colline magique

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Proverbes africains

La honte tue souvent plus vite que la maladie et l’épée.

Un vieux, même assis voit mieux et loin qu’un jeune debout.

Un baobab ne tombe point sans entraîner dans son sillage des collatéraux.

Si le chien aboie, ce n’est pas parce qu’il est fort, mais parce qu’il a peur.

Quand tu sais que ton voisin est voleur, confie lui tes économies. Tu seras à l’abri.

Le vendeur de chien dit toujours que son chien chasse tout, même l’épervier et la mouche.

Si un jour tu trouves un orphelin dodu sache que la cuisine de ses tuteurs était mauvaise.

Si tu fends la kola dans la poche tu enterreras seul ta mère.

Un bébé qui ne pèse pas lourd trouve toujours quelqu’un pour le porter.

Le rat palmiste ne raconte pas les ténèbres.

Celui qui a tué la perdrix se couche avec la perdrix.

On dépèce le varan au sommet de la colline.

On ne choisit pas la semence dans le grenier d’autrui.

La petite marmite qui va d’étagère en étagère ne tarde pas à se casser.

On ne cache pas sa nudité lorsqu’on accouche.

C’est l’eau qui lave le poisson qui le prépare finalement.

Que les buffles forment leur groupe et les éléphants le leur.

Le pardon est allé prendre l’éléphant au fond du fleuve.

Quand la pluie retourne chez elle, elle insulte l’anus de sa mère.

La parole court plus vite que la lance.
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