Archive pour la catégorie ‘Mes livres’

Les murmures de l’harmattan

L’auteur de Les Murmures de l’harmattan reproduit la vie dans un certain ordre harmonique enveloppée de rêves soigneusement triés et équilibrés. Observateur attentif de sa société dont il décrit avec une attachante passion les grands mouvements qui donnent à l’existence une réelle densité, Emmanuel Matateyou dans ce cocktail de poèmes exquis promène le lecteur à travers la société africaine où l’Harmattan, ce vent d’Est, détruit en balayant à son passage les laideurs, les vicissitudes et les déchirements pour laisser la place à une quête enivrante du nouveau. Dans le flux de ces mots et dans la trame de ces images, on vit le rêve, les fantasmes et les utopies de cet amoureux de la vie qui sont traduits à travers des correspondances révélatrices d’une poétique de l’enracinement, de la passion et de l’espoir.

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La Princesse de Massangam

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DANS LES COULOIRS DU LABYRINTHE

Le labyrinthe, structure et matrice du roman, s’ouvre sur les contradictions de l’Afrique, écartelée entre traditions et modernités, et conduit vers les tensions qui rendent à l’homme sa complexité, sa grandeur et son atrocité. Il exhume les profondeurs de l’âme, les voix/voies des souterrains mythiques, et les rythmes d’une langue tendue, dépouillée de froide description, ou de rêverie sentimentale. Le labyrinthe est surtout cet engrenage tragique marqué par la lutte des valeurs et des réalités contradictoires dans lequel le fils de la princesse Ntuntuere est inexorablement pris. Comme Jonas, Mbouombuo fuit désespérément son destin. Comme Oedipe, il apprendra vers où le mène le labyrinthe.

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Palabres au Cameroun – Livre

Paru en octobre 2008

Ces récits nous plongent au coeur de la vie quotidienne des camerounais des villes et des campagnes. Dans une présentation bilingue (bamoun-français), l’auteur promène le lecteur dans la jungle foisonnante de son imaginaire.

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Les Merveilleux récits de Tita Ki

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Proverbes africains

La honte tue souvent plus vite que la maladie et l’épée.

Un vieux, même assis voit mieux et loin qu’un jeune debout.

Un baobab ne tombe point sans entraîner dans son sillage des collatéraux.

Si le chien aboie, ce n’est pas parce qu’il est fort, mais parce qu’il a peur.

Quand tu sais que ton voisin est voleur, confie lui tes économies. Tu seras à l’abri.

Le vendeur de chien dit toujours que son chien chasse tout, même l’épervier et la mouche.

Si un jour tu trouves un orphelin dodu sache que la cuisine de ses tuteurs était mauvaise.

Si tu fends la kola dans la poche tu enterreras seul ta mère.

Un bébé qui ne pèse pas lourd trouve toujours quelqu’un pour le porter.

Le rat palmiste ne raconte pas les ténèbres.

Celui qui a tué la perdrix se couche avec la perdrix.

On dépèce le varan au sommet de la colline.

On ne choisit pas la semence dans le grenier d’autrui.

La petite marmite qui va d’étagère en étagère ne tarde pas à se casser.

On ne cache pas sa nudité lorsqu’on accouche.

C’est l’eau qui lave le poisson qui le prépare finalement.

Que les buffles forment leur groupe et les éléphants le leur.

Le pardon est allé prendre l’éléphant au fond du fleuve.

Quand la pluie retourne chez elle, elle insulte l’anus de sa mère.

La parole court plus vite que la lance.
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