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COMMENT ENSEIGNER LA LITTÉRATURE ORALE AFRICAINE ?

COMMENT ENSEIGNER LA LITTÉRATURE ORALE AFRICAINE ?

Emmanuel Matateyou
Préface de Gabriel Kuitche Fonkou
Harmattan Cameroun

Comment les textes de la littérature orale africaine doivent-ils être enseignés aujourd’hui pour répondre à leur vocation formatrice dans le monde moderne ? Aujourd’hui, en Afrique, il y a un divorce manifeste entre les élites acculturées et les masses enracinées à des degrés divers dans leurs cultures traditionnelles. Comment, dans ces conditions, créer la continuité avec le passé et inventer le dépassement ?

How should Oral Literature texts be taught nowadays such that they meet their vocational need of training people in the modern world? Today, in Africa, there is a bridge between the alienated elite and the masses that are roofed in their cultures to different extents. How can continuity with the past be created in such conditions and al legacy invented? In this book, an outline is suggested that will both foster a greater immersion of the young African into his/her culture and his/her broad-mindedness towards the universal.

Comment enseigner la littérature orale africaine ?(essai)

Paris : L’Harmattan, 2011

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ISBN 978-2-296-55439-9

www.editions-harmattan.fr


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Proverbes africains

La honte tue souvent plus vite que la maladie et l’épée.

Un vieux, même assis voit mieux et loin qu’un jeune debout.

Un baobab ne tombe point sans entraîner dans son sillage des collatéraux.

Si le chien aboie, ce n’est pas parce qu’il est fort, mais parce qu’il a peur.

Quand tu sais que ton voisin est voleur, confie lui tes économies. Tu seras à l’abri.

Le vendeur de chien dit toujours que son chien chasse tout, même l’épervier et la mouche.

Si un jour tu trouves un orphelin dodu sache que la cuisine de ses tuteurs était mauvaise.

Si tu fends la kola dans la poche tu enterreras seul ta mère.

Un bébé qui ne pèse pas lourd trouve toujours quelqu’un pour le porter.

Le rat palmiste ne raconte pas les ténèbres.

Celui qui a tué la perdrix se couche avec la perdrix.

On dépèce le varan au sommet de la colline.

On ne choisit pas la semence dans le grenier d’autrui.

La petite marmite qui va d’étagère en étagère ne tarde pas à se casser.

On ne cache pas sa nudité lorsqu’on accouche.

C’est l’eau qui lave le poisson qui le prépare finalement.

Que les buffles forment leur groupe et les éléphants le leur.

Le pardon est allé prendre l’éléphant au fond du fleuve.

Quand la pluie retourne chez elle, elle insulte l’anus de sa mère.

La parole court plus vite que la lance.
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