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Palabres au Cameroun – Livre

Ce livre lève un pan de voile sur la culture du peuple bamoun à travers les récits et nouvelles tirés des traditions de ce peuple. Au fil des pages le lecteur savoure les histoires étonnantes et fabuleuses distillées dans un style vif et alerte tout en découvrant l’univers complexe dans le quel les Africains vivent écartelés entre les cultures venues d’orient et d’occident. L’autre intérêt de ce recueil de nouvelles bilingue bamoun-français est qu’il permet un enracinement évident dans la culture patrimoniale du peuple bamoun.

 

This book sheds light on the culture of the Bamoun people through tales and short stories taken from the tradition of this people. As the reader reads on, he/she savours exceptional and captivating stories recounted in a vivid and crisp style as he/she discovers the complex universe in which the African live torn apart between the cultures imported from the East and from the West. Another point of interest of this collection of bilingual short stories written in Bamoun and French is the Fact that it ensures an obvious immersion into the patrimonial culture of the Bamoun people.

Palabres au Cameroun (nouvelles)

Paris : L’Harmattan, 2008

ISBN 978-2-296-057 32-6

www.editions-harmattan.fr

 

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Proverbes africains

La honte tue souvent plus vite que la maladie et l’épée.

Un vieux, même assis voit mieux et loin qu’un jeune debout.

Un baobab ne tombe point sans entraîner dans son sillage des collatéraux.

Si le chien aboie, ce n’est pas parce qu’il est fort, mais parce qu’il a peur.

Quand tu sais que ton voisin est voleur, confie lui tes économies. Tu seras à l’abri.

Le vendeur de chien dit toujours que son chien chasse tout, même l’épervier et la mouche.

Si un jour tu trouves un orphelin dodu sache que la cuisine de ses tuteurs était mauvaise.

Si tu fends la kola dans la poche tu enterreras seul ta mère.

Un bébé qui ne pèse pas lourd trouve toujours quelqu’un pour le porter.

Le rat palmiste ne raconte pas les ténèbres.

Celui qui a tué la perdrix se couche avec la perdrix.

On dépèce le varan au sommet de la colline.

On ne choisit pas la semence dans le grenier d’autrui.

La petite marmite qui va d’étagère en étagère ne tarde pas à se casser.

On ne cache pas sa nudité lorsqu’on accouche.

C’est l’eau qui lave le poisson qui le prépare finalement.

Que les buffles forment leur groupe et les éléphants le leur.

Le pardon est allé prendre l’éléphant au fond du fleuve.

Quand la pluie retourne chez elle, elle insulte l’anus de sa mère.

La parole court plus vite que la lance.
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