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Les Nouveaux défis de la littérature orale africaine.

Sur ce texte atypique et relativement court pas moins de dix huit universitaires distingués aux compétences diverses se sont penchés comme autant de bonnes fées ; ils ont tourné et retourné dans tous les sens et chacun a apporté sa vision propre pour en extraire la substantifique moelle. G. Calame-Griaule

A la fois outil pédagogique et d’analyse, ce livre s’adresse aux étudiants, chercheurs et à tous ceux qui s’intéressent à la culture africaine.

In this book, the author, after many years spent practicing oral literature has tackled with a good and up to date approach the study of an epic, Ndzana Ngazogo, collected among the eton people of Cameroon. This fantastic oral song is studied by many scholars who have thrown sufficient light on it. They are literary scholars, philosophers, sociologists, historians, educationists, law practitioners. The book as said earlier embodies the results of long observation and investigation; it is the product of the talents of many authoritative scholars in the domain of folklore.

Les nouveaux défis de la littérature orale africaine: Ndzana Ngazogo(essai)

Yaoundé : Presses Universitaires de Yaoundé,

1999

ISBN 2-911541-17-0

www.afrivres.com

 

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Proverbes africains

La honte tue souvent plus vite que la maladie et l’épée.

Un vieux, même assis voit mieux et loin qu’un jeune debout.

Un baobab ne tombe point sans entraîner dans son sillage des collatéraux.

Si le chien aboie, ce n’est pas parce qu’il est fort, mais parce qu’il a peur.

Quand tu sais que ton voisin est voleur, confie lui tes économies. Tu seras à l’abri.

Le vendeur de chien dit toujours que son chien chasse tout, même l’épervier et la mouche.

Si un jour tu trouves un orphelin dodu sache que la cuisine de ses tuteurs était mauvaise.

Si tu fends la kola dans la poche tu enterreras seul ta mère.

Un bébé qui ne pèse pas lourd trouve toujours quelqu’un pour le porter.

Le rat palmiste ne raconte pas les ténèbres.

Celui qui a tué la perdrix se couche avec la perdrix.

On dépèce le varan au sommet de la colline.

On ne choisit pas la semence dans le grenier d’autrui.

La petite marmite qui va d’étagère en étagère ne tarde pas à se casser.

On ne cache pas sa nudité lorsqu’on accouche.

C’est l’eau qui lave le poisson qui le prépare finalement.

Que les buffles forment leur groupe et les éléphants le leur.

Le pardon est allé prendre l’éléphant au fond du fleuve.

Quand la pluie retourne chez elle, elle insulte l’anus de sa mère.

La parole court plus vite que la lance.
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