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DANS LES COULOIRS DU LABYRINTHE

Le labyrinthe, structure et matrice du roman, s’ouvre sur les contradictions de l’Afrique, écartelée entre traditions et modernités, et conduit vers les tensions qui rendent à l’homme sa complexité, sa grandeur et son atrocité. Il exhume les profondeurs de l’âme, les voix/voies des souterrains mythiques, et les rythmes d’une langue tendue, dépouillée de froide description, ou de rêverie sentimentale. Le labyrinthe est surtout cet engrenage tragique marqué par la lutte des valeurs et des réalités contradictoires dans lequel le fils de la princesse Ntuntuere est inexorablement pris. Comme Jonas, Mbouombuo fuit désespérément son destin. Comme Oedipe, il apprendra vers où le mène le labyrinthe.

The labyrinth, the structure and the matrix of the novel, embodies the contradictions of Africa divided between tradition and modernity, and leads to the tensions that restore man’s complexity, greatness and atrocity to him. It brings to light the depths of the soul, the voices/courses of hidden myths, and the rythms of a wagging tongue, stripped of cold description, or of sentimental reverie. The labyrinth is especially a tragic network characterized by the struggle between contradictory values and realities in which the son of princess Ntuntuere is inexorably trapped. Like Jonas, Mbouombuo runs away from his destiny with desperation. Like Oedipus, he will get to know the place to which the labyrinth will take him.

Dans les couloirs du labyrinthe (roman)

Paris : L’Harmattan, 2004

ISBN  978-2-296-56549-8

www.editions-harmattan.fr


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Proverbes africains

La honte tue souvent plus vite que la maladie et l’épée.

Un vieux, même assis voit mieux et loin qu’un jeune debout.

Un baobab ne tombe point sans entraîner dans son sillage des collatéraux.

Si le chien aboie, ce n’est pas parce qu’il est fort, mais parce qu’il a peur.

Quand tu sais que ton voisin est voleur, confie lui tes économies. Tu seras à l’abri.

Le vendeur de chien dit toujours que son chien chasse tout, même l’épervier et la mouche.

Si un jour tu trouves un orphelin dodu sache que la cuisine de ses tuteurs était mauvaise.

Si tu fends la kola dans la poche tu enterreras seul ta mère.

Un bébé qui ne pèse pas lourd trouve toujours quelqu’un pour le porter.

Le rat palmiste ne raconte pas les ténèbres.

Celui qui a tué la perdrix se couche avec la perdrix.

On dépèce le varan au sommet de la colline.

On ne choisit pas la semence dans le grenier d’autrui.

La petite marmite qui va d’étagère en étagère ne tarde pas à se casser.

On ne cache pas sa nudité lorsqu’on accouche.

C’est l’eau qui lave le poisson qui le prépare finalement.

Que les buffles forment leur groupe et les éléphants le leur.

Le pardon est allé prendre l’éléphant au fond du fleuve.

Quand la pluie retourne chez elle, elle insulte l’anus de sa mère.

La parole court plus vite que la lance.
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